Illustration de Pip le pingouin
Écrans Lecture : 6 min

Les écrans avant 6 ans : ce qu'il faut vraiment savoir

Tablettes, smartphones, télévision : les écrans font partie du quotidien de toute la famille. Mais pour un enfant de 3 à 6 ans, dont le cerveau se construit à toute vitesse, leur place mérite d'être pensée. Voici l'essentiel, sans culpabiliser.

Ce que disent les recommandations

L'Organisation mondiale de la santé conseille de ne pas exposer les enfants de moins de 2 ans aux écrans, et de ne pas dépasser une heure par jour entre 2 et 4 ans, en précisant que moins, c'est mieux. En France, la commission d'experts sur l'exposition des enfants aux écrans (2024) va dans le même sens : pas d'écran avant 3 ans, puis un usage limité, ponctuel et accompagné par un adulte entre 3 et 6 ans.

Pourquoi tant de prudence ?

  • Le langage. Un enfant apprend à parler en échangeant avec de vraies personnes. Le temps passé seul devant un écran, c'est du temps en moins pour discuter, chanter, raconter.
  • Le sommeil. Les écrans le soir retardent l'endormissement : la lumière et l'excitation des images empêchent le corps de se préparer à dormir.
  • L'attention. Les contenus rapides, très colorés et qui s'enchaînent automatiquement habituent l'enfant à une stimulation permanente, au détriment de sa capacité à se concentrer sur une activité calme.
  • Le corps. Un enfant de cet âge a besoin de bouger, de courir, de grimper, de manipuler. Le temps d'écran remplace souvent ce temps de mouvement.

Les bons réflexes au quotidien

  • Pas d'écran le matin avant l'école, ni pendant les repas, ni dans l'heure qui précède le coucher.
  • Pas d'écran dans la chambre de l'enfant.
  • Choisir plutôt que subir : une vidéo choisie ensemble, avec un début et une fin, plutôt qu'un flux qui défile tout seul.
  • Regarder avec lui chaque fois que possible, et en parler après.
  • Montrer l'exemple : les enfants imitent ce que font les adultes, téléphone compris.
Le mot de Pip « Les écrans, c'est un peu comme les bonbons : un petit peu de temps en temps, c'est bien. Mais ce qui fait vraiment grandir, c'est jouer, dehors et avec les gens qu'on aime ! »

Ces articles donnent des repères généraux et ne remplacent pas l'avis d'un médecin, d'un pédiatre ou d'un professionnel de la petite enfance.